les mots pour leur dire, Peinture/Création, Voyage en 21

Fabuleux voyage

dans le pays des laisses de mer.

Je vais de nouveau mettre mon cœur en pause 
et laisser mon embarcation partir au large
sorte de dérive pour interroger la nuit    
parler aux étoiles caresser la lune
j’entre en mode silence dans le pays du tendre 
vers l' île des sels de vie 
que peuplent les oiseaux rares
dans cet entre-deux 
où pendant un temps rien ne parle d’âge 
d’os usés de plis de rides de blancs cheveux
les marées me poussent vers de nouveaux rivages
où le blanc n’est qu’écume et cheveux d’ange
je navigue à vue parmi les pastels les bleus les couleurs tendres 
je délaisse les couleurs sombres des terriens
les robes rouges le sang des ancêtres
qui se transformeront lentement en laisse de mer
aimée des artistes récupérateurs de détresse 
là, dans l'instant 
ils ne sont que récifs zones à remous bas fonds 
je suis tranquille la mer n’imprime pas mes pas 
ici les traces n’existent pas 
je fends les flots 
demain ne s’écrit pas il se devine juste
dans la couleur du temps les prévisions météo
L’errance sous pétole* ne me fait pas peur
je la traverse en dérivant sans regret  
parce que sans vague à l’âme
en paix avec le but du voyage
l’enfance est pêche à la traîne 
accrochée à l'arrière de mon voilier
surveillée par le creux de mon regard 
qui veille sur les prises
je vais un temps vous oublier
j’ai levé l'ancre monté les voiles 
et mon cœur est parti au large 
répondre à l’appel de la mer
Son odeur sa danse sa musique de sel
Transportées sous l’aile de l’oiseau blanc.
Je vous redirai peut-être un jour
mon pays d'arbres d'oiseaux multicolores et de fleurs sauvages 
qui était à moi lorsque le ciel bleu se reflétait dans mes yeux
Aujourd'hui je m'en vais vers la mer
comme on va en conscience retracer l’horizon
pour revoir où l'eau s'écoule quand penche la mer.


*Quand il y a pétole en mer, c'est qu'il n'y a pas un SOUFFLE de vent.

Jamadrou © Voyage en 21 « la route mer »

Le grand oiseau blanc de nos silences
Déploie ses ailes dans la musique du vent.

15 réflexions au sujet de “Fabuleux voyage”

  1. L’appel du large ou du printemps
    Tu mets les voiles à l’occident
    Pour naviguer entre les récifs
    Tient bon la barre de ton esquif
    Mars est le mois de la poésie
    De la peinture de l’aquarelle
    Qui se réveillent après l’endormie
    De l’océan tu feras ton miel
    Et nous reviendra toute ragaillardie

  2. Ainsi l’oiseau blanc à déployé ses ailes, quitté son nid douillet pour chercher d’autres rivages, y bâtir un nouveau rêve, de plumes et de légèreté, d’idées fécondes et colorées, de tout petits riens qui éclosent au matin et se transforment au fil du jour en merveilles étoilées.
    Alors, bel oiseau blanc, saupoudre tes ailes de créativité, hume l’air pur et iodé et écoute ton coeur qui bat avec la vague et t’emporte plus loin ….

  3. Travel Colibri, vous aimez cet article
    Savez-vous que le voyageur change souvent son regard pendant que le touriste change souvent de billet …

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s