Peinture

Mon travail du jour (en cours)

Je traverse avec eux jusqu’à la ligne verte.

« Je traverse l’océan aux distances salines
passagère clandestine dans le ventre du rêve
loin des horloges détraquées du monde

je parcours la nuit aux fractales stellaires
avec mes chants de louve
avec la voix des pierres légendaires

au rythme de la terre d’ocre et de mémoire
je danse sur le fil d’un pays sans âge
jusqu’à la pointe du jour

et dans l’éveil de la lumière
mon âme nue et silencieuse s’incline
devant la beauté fulgurante
des forêts oiselières »

© Francine Hamelin (Saisons murmurantes)

12 réflexions au sujet de “Mon travail du jour (en cours)”

    1. 👏

      Josette
      « Nous ne voguons pas sur la même mer,
      trompeuses sont les apparences.
      Ferraille et grumes sur le pont,
      sable et ciment dans mes soutes,
      je m’enfonce, je suis lent,
      je foule les vagues houleuses,
      je hulule dans la brume.
      Toi tu vogues sur un bateau de papier,
      ta voile bleue gonflée de rêves,
      si léger le vent, délicate la vague. »
      Olav H.Hauge

  1. Bon jour Jama,
    Comme si une personne avait frotté une vitre et son regard extérieur aperçoit un lointain passé … telle une rafle de la seconde guerre … un exode …
    Max-Louis

    1. je pensais en effet à l’exode des migrants (tant de silhouettes encore à dessiner !…)
      le rayon vert au loin se voudrait ligne d’espoir.
      Max-Louis, tu me devines.

      J’ose maintenant ouvrir les yeux
      et regarder le monde dans lequel je vis
      Je me vois dans ce monde,
      je ne rêve pas,
      il est bien comme je le vois
      il est ainsi ?
      Oui, tout à fait ainsi et pas autrement.
      Oh là là combien de temps ai-je fermé les yeux
      Combien de temps ai-je dormi ?

  2. Fuir de nuit, passer une frontière, dernier espoir d’échapper à une vie trop sombre, sans avenir, alors on prend tous les risques, on donne tout son argent, presque sans bagage pour se refaire dans un « paradis » le croit-on, mais…

  3. J’ouvre les yeux sur la forêt, là où la vie silencieuse fait provision du beau, du bon, alors le dimanche voit des familles entières échappées de la ville venir se lover, se fondre dans tous ces verts, de l’herbe jusqu’aux cimes, marcher, courir, pédaler, écouter et observer jusqu’au lointain, le bout du jour.

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