atelier d'écriture Mil et une

Sujet 12 chez Mil et une

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Des lettres confinées.

Les lettres confinées dans ma tablette se sont mises en colère.
 Elles ne veulent plus vivre retenues par un cadre 
et coincées derrière une vitre, 
elles veulent agir de leur propre chef, être en pleine créativité.
Elles sentent qu’une mutation est en train de se produire.
Pendant que les hommes entrent dans leur coquille à cause d'un virus
Elles, elles veulent s’expulser de leur berceau
L’homme confiné va certainement revenir 
vers les choses les plus précieuses, les plus essentielles : 
celles qu’il a toujours portées en lui.
Et les lettres elles aussi veulent agir.
Comment avoir la foi en ce qui va venir ?
Tout sera à réinventer ; 
la forme des lettres comme la forme des sentiments humains 
devront se réapproprier de nouvelles croyances.
Regardez sur cette image, la plus haute lettre, le E je crois, 
se retrouve en plus grand nombre :  5 comme les 5 doigts de la main
 (ce E,  est-ce le E d’Egalité?)
C'est la lettre E qui a lancé la quête collective de la liberté. 
Elle voudrait que les lettres ne fassent plus appel à un modèle, 
ne dépendent plus d’une forme imposée, d’une idéologie, 
ne soient plus affaire d’opinion. 
Majuscules ou minuscules, noire ou en couleur,
 tracées ou imprimées, chaque lettre a sa juste place, sa juste valeur.
Le lien qu’elle veut créer avec les autres lettres doit l’aider elle, 
mais aussi ses compagnes, à trouver et à réaliser le bon mot.
Aucune domination parmi les lettres.
Aucune croyance inculquant que certaines sont plus utiles, 
plus belles, plus importantes…
Pour faire les mots, toutes sont nécessaires.
 Certaines croyances donnant à certaines lettres très peu d’utilité
 sont totalement fausses et malsaines ! 
Suivant les langues, les besoins ne sont pas les mêmes ; 
ces croyances divisent les lettres, elles ne les unissent pas !
Avec le E je dis
« Ne supportons plus l’abêtissement
 dans lequel on veut pousser l’esprit de l'alphabet. 
Soyons fiers de ce que nous sommes 
et œuvrons en direction de mots nouveaux !
Se souvenir que l’imitation n’est pas création. 
Nous les lettres on a essayé de nous insérer dans des formules toutes faites
 pour les hommes et par les hommes. 
Ne soyons pas machine à répétition.
Là où il y a imitation, il y a désintégration c’est-à-dire mauvaise intégration
Là où il y a autorité, mesure arbitraire, il ne peut y avoir que copie.
Alors mes amies les lettres, 
soyons créatives, neuves, fraîches, heureuses, fécondes.
Après le chaos, nous ne serons plus jamais comme avant
 quand nous étions sous l’emprises de tant de formes d’autorité 
inculquées et enracinées en nous depuis la nuit des temps
La désintégration de la société alphabétique et de son vieil esprit d’imitation
 mènera les lettres, toutes ensemble dans l’air de la libération. 
Finis les anciens carcans !
Avec les lettres déjà libres, nous avons écrit ce mot
NiDCADEAUBLANcSUCreBoN
Vous y trouverez certainement la formule magique
 pour œuvrer dans le bon sens avec un bon et nouvel esprit créatif. 
Le E et moi, nous vous disons
 « que ce mot a le pouvoir de sortir les gens d'une situation difficile
 et même de changer leur vie ; 
il se prononce quand on ne sait plus quoi dire » 
et que la situation est devenue invivable ! 
  Cf : Marie Poppins

Courage à tous, les lettres veulent mettre les voiles 
mais vous humains 
devez rester confinés pour ne pas transmettre où attraper le satané virus.
 
 (Psitt!...dans le mot virus je vois survi…)
 

12 réflexions au sujet de “Sujet 12 chez Mil et une”

  1. Je suis d’accord avec Mayalila et te remercie également pour ce pétillement.
    L’univers des mots est un pays sans frontières que nous pouvons visiter à tout moment …
    Merci de nous partager le tien…

    Amitié-Tendresse
    Manouchka

  2. Tu me fais penser à un texte que j’ai écrit il y a déjà trois ans sur les mot :
    Les mots du livre
    Quand les mots sortent du livre pour se livrer aux courants d’air, ils se dispersent dans la vie oubliant leurs caractères.
    J’ai vu voler ainsi des mots nus, décharnés, solitaires. Je leur ai tendu ma plume, offerte au bout de ma main. Ils l’ont ignorée avec dédain.
    J’ai vu quelques lettres jouer à cache-cache, sans repère ni attache. Je leur ai proposé une grille de mots croisés pour les aider à se reconstituer. J’entends encore leurs rires effrontés sonnant désabusés.
    J’ai vu voler des phrases, sans locomotive, un peu à la dérive. J’ai voulu leur tracer le chemin reconstruisant une histoire, au cœur de leur mémoire. Elles se sont enfuies en étranges rubans, refermant le ban.
    Mon livre était tout vide et ma tête chagrine. J’ai refermé portes et fenêtres aux courants d’air et n’ai plus jamais ouvert un livre comme avant…
    ABC

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