Cet été les fortes chaleurs, les épisodes de sécheresse ont mis notre jardin/parc à rude épreuve même en Finistère il a fait chaud, très chaud pas de pluie la terre de bruyère a eu soif pelouse grillée feuilles d'hortensias jaunies plantes en souffrance qui peinent à fleurir arbres fruitiers apeurés pommes et poires déroutées comme nous qui vivons en plus avec un arrêté nous permettant d'arroser de nuit (de 20h à 8h) puis un nouvel arrêté interdisant tout arrosage ! Je regarde notre jardin/parc avec un autre œil. Comment en faire, encore, le jardin de nos futures vacances celui qui s'épanouira même face à ces périodes où le climat nous joue un sale tour ! et où le manque d'eau est amené à être de plus en plus fréquent . Ne serait-il pas judicieux de modifier mes attentes pour rendre mon jardin attrayant et plus résistant au sec ? Le xéropaysagisme propose de nouvelles pistes Non non le xéropaysagisme ne consiste pas à créer un espace caillouteux sur lequel seront installés des cactus et quelques graminées, un peu à l'image d'un désert. Il vise avant tout à composer avec le climat local plutôt qu'à lutter contre lui. Vous pensez que c'est une tendance récente ? Pas du tout, il s'est développé dans les années 1980 dans l'Ouest américain confronté à des sécheresses récurrentes. Du grec ancien « xeros » signifiant « sec », ce concept a été popularisé par la ville de Denver pour réduire la consommation d'eau en périodes sèches. Le principe consiste à concevoir un jardin qui se compose d'espèces végétales indigènes capables de s'adapter aux conditions climatiques de leur région et de résister au stress hydrique. À ces conditions on peut ajouter des systèmes d'irrigation efficaces, une connaissance de la structure du terrain et l'orientation pour planter judicieusement. Le xéropaysagisme est ainsi créé dans un but de durabilité par rapport aux jardins traditionnels qui souffrent pendant les périodes de sécheresse et nécessitent une grande consommation d'eau pour pouvoir résister. Mais il ne se reproduit pas partout de la même façon : un jardin conçu pour le sud de la France ne sera pas nécessairement adapté au climat breton du Finistère !
6 Français sur 10 adaptent leur jardin aux effets du changement climatique ; 79 % cherchent à réduire leur empreinte écologique 78 % agissent concrètement pour la biodiversité.
Ces chiffres sont d'autant plus révélateurs puisque 92 % des Français voient leur jardin comme un lieu de réconfort et de lien social . Il est aussi synonyme de bien-être et de connexion avec la nature. Une preuve que jardiner ne s'exerce plus désormais sans conscience environnementale pour une immense majorité d'entre nous.
Le xéropaysagisme repose d'abord sur un choix stratégique de plantes. Dans les régions françaises aux étés chauds et secs, les plantes plébiscitées sont les espèces méditerranéennes rustiques, moins gourmandes en eau. La lavande, le thym, le romarin, les sedums, les graminées ou encore les euphorbes restent des valeurs sûres, tout comme certains arbustes comme le ciste ou l'arbousier. Un jardin xéropaysager n'évince pas pour autant les espèces plus exigeantes en eau pouvant profiter des « microclimats » de votre terrain : zones ombragées, au pied d'un mur, au niveau d'un point bas où l'eau de pluie s'accumule naturellement. Moins de gazon ; le garder juste là où il présente une véritable utilité. Le reste peut ainsi être remplacé par des couvre-sols adaptés aux conditions locales comme le thym serpolet, le trèfle blanc, des sédums ou encore une espèce de pourpier, des plantes qui vont végétaliser autrement votre jardin et, en prime, attirer les butineurs. Le paillage fait également partie des réflexes incontournables du xéropaysagisme. Qu'il s'agisse de feuilles mortes, de broyat, de paillis de plaquettes forestière, de paille ou de tontes séchées, il limite l'évaporation, freine la progression des herbes indésirables et nourrit la biodiversité des sols. Mais opter pour un jardin xéropaysager ne signifie pas annihiler totalement l'arrosage. En effet, les jeunes plantations et les périodes de sécheresse prolongée peuvent nécessiter un apport d'eau. Le xéropaysagisme implique une irrigation bien pensée, efficace, avec une eau utilisée avec parcimonie. La récupération de l'eau de pluie pour arroser votre jardin s'intègre parfaitement à cette démarche et évite le recours à l'eau potable, notamment lorsque les restrictions d'eau locales sont requises. Pour ceux qui ont un puits, il faut utiliser avec parcimonie ce bienfait d'eau non potable avec un arrosage au goutte-à-goutte, installer aussi des oyas et arroser au pied pendant les heures les plus fraîches.
J'ai bien compris, le xéropaysagisme ne cherche pas à supprimer toute trace d'eau au jardin Il m'invite à changer de logique pour adapter mon grand jardin à un climat qui évolue.
Mon jardin , métaphore de mon développement personnel , de mon âme que je cultive, désherbe et aide à refleurir. Mon jardin ne serait-il pas l'intermédiaire entre le temps qui passe et moi , Il relie ma Terre et le Ciel, me servant de lieu privilégié pour la méditation, la contemplation, l'exposition de certaine de mes rêveries, ma relation avec la nature que doucement je crois dompter, diriger mais qui, dès que j'ai le dos tourné, n'en fait qu'à sa tête !
Pas d’autre solution que s’adapter, nous et nos espaces verts, la climat change, changeons nos façons de faire, de concevoir, de vivre…
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oui, un beau défi Jill !!!
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Et ça me ferait toujours grand plaisir !
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