2026, Nature poésie, Rêve et réalité, terre

4. M’abstraire du monde


J’aime imaginer le clavier de mon ordi
où je tape et creuse mes textes
comme un outil
pour un jardin extraordinaire.
Je me souviens de celle qui creusait la terre du jardin avec sa bêche
et de celui qui creusait la terre des grands champs avec sa charrue
mère père grand-père ancêtres d'où je viens
chacun à notre façon nous brassons la terre
nous y trouvons de la joie
nous y trouvons des racines,
nous faisons pousser la vie.
Tous nous creusons pour trouver la raison d’aller
d'aller plus loin d'un bon pas,
d'aller bien
sur notre propre chemin
nourrir c'est transmettre
On ne creuse pas la terre pour rien
ou juste pour enterrer nos morts
Les pissenlits ne se sucent pas que par les racines

Ecrire comme faire pousser
se doivent de rester alchimie mystérieuse
respectueuse du temps qui passe
de la terre
de la lune et du soleil
la poésie comme le jardinage
dans leur mystère doivent rester accessibles
ce qui est universel en jardinage
c'est de bien regarder la terre, la travailler
semer voir pousser récolter se nourrir
ce devrait l'être aussi en poésie
j'aimerais tant que vous trouviez ça dans mes écrits
dans mes mots enfouis, mes mots sortis, mes mots grandis
Chaque matin je jardine, mon équilibre est là.
La récolte est pour vous
Prenez des graines pour vos semis
respirez le parfum des choses
croquez la vie
prenez le temps de souffler sur les akènes plumeux du pissenlit.

JD. « Rêver sans raison » 18/6/26

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