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Dans mon allée de cyprès
il n’y a ni saison ni bruit
juste celui de mon enfance vivace
où la forêt était ma demeure
Sur mon chemin pavé de belles intentions
une voix me poussait
à aller aussi loin
que la pointe des cyprès
je chantais à tue-tête
le bleu du ciel
où la nuit la lune
se laissait décrocher
au large de l'océan
Je voulais donner la parole
aux sources discrètes
d’un jardin immense
bordé par cette allée majestueuse
entre cyprès fleurs et oiseaux
tous unis dans une entente sacrée
Avance avec moi dans ce récital
je veux donner du parfum
et de la voix à mon jardin
où la raison n'est que silence
cet éternel mystère
dans ce lieu pavé de belles intentions.
Marcher marcher encore
monter cette longue allée
et la nuit venue
s'endormir le corps las
poser sa tête sur l'oreiller
où au loin j'entends rouler la mer
en rêvant que la vie passe
du soir à l'aube sans rémission
dans un tout délicieux.

Rêver en marchant
puis dormir en rêvant
prendre son oreiller et croire
qu'il est cabane au fond du jardin
celle où la mer ronronne et les oiseaux chantonnent
et où on quitte les affaires du jour
pour nager nue dans l'écume du temps
dans cette vie qui passe sans trêve
entre rêve et réalité
et où mon œil ne voit
que ce que mes pensées sont prêtes à comprendre.
JD. "Dans mon monde invisible il y a" 16/6/26
Du jardin à la chambre, ton univers fait envie 😉
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