2026, la mer, le temps, Nature poésie

Quand la vie nous sourit

Réédition d'un article paru le 12/6/2019 + quelques modifications.


Quand la vie nous sourit
On lui donne le nom
De bonheur
L’heure galope joyeusement de la nuit
Une nuit qu’on a imaginée
Câline
Une nuit de rêve
Le temps d’aimer relie les corps
Entendre le ronronnement de la mer
c'est entendre le ronflement
du voyageur au long cours.

Des rais de lumière
Eclaboussent le lit
il est temps de se lever
plus rien ne résiste à la joie
Tout danse
Tout chante
Tout vole
Tout s’évapore
On se demande ce qui est
Et bien sûr au loin on entend toujours la mer

Tout est mystère
On laisse flâner la mémoire
Sur les bancs d’école
Sur le parvis des églises
Sur les quais d’une gare
Sur la plage aux coquillages
Sur le toit du monde
Sur les draps bien repassés
Si doux sur les corps fatigués
On se cherche
On se reconnaît à tâtons
Dans nos rides et nos sueurs
On fait de nos pensées
Un bouquet subtil
On s’oublie
On oublie l’autre
On peut exister sans s'effacer
On cesse de penser
Alors on se rendort pour prolonger la nuit

Le jour qui est en train de naître
me confirmera
ce qu’est le premier jour
du reste de ma vie
Le soleil ne se lève jamais pour les yeux fermés.

JD. "Il y a encore la mer" 12/6/2026

4 réflexions au sujet de “Quand la vie nous sourit”

    1. Jill, Chaque chambre devrait pouvoir nous offrir au moins mille et une nuit

      Bonne journée à toi aussi , ici bruine et temps doux, les fleurs se trémoussent de plaisir !

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