agenda ironique, Dans les pas de 2024, jeu d'écriture

Agenda Ironique de novembre

lire le sujet et ses contraintes ici

Qui parle d’absence de lumière en ce mois de novembre en train de glisser 
sur sa pente finale pour laisser la place à décembre
Novembre mois de la trêve hivernale
et des premières lumière annonçant Noël.

Savez-vous ce que j’ai appris en marchant sur une autre pente :
celle de la colline,
j’ai appris que le père et la mère de Guinguette
châtelains habitants le château qui se trouve au milieu d'un bois sombre
sur la pente de la colline
j’ai appris qu’ils ont perdu durant ce mois de la trêve hivernale,
mois des premières lumières de Noël,
ils ont perdu non pas la vue mais la Vie !
Oui oui.
Fin lugubre.
Morts en glissant l’un et l’autre sur le vieux plancher ciré
grignoté par les vrillettes.
Quelle étrange idée, à leur âge, de danser un tango langoureux dans le noir.
Je dois vous dire qu’on avait refusé de leur distribuer toute source lumineuse
à cause de leurs nombreux impayés !
Novembre n’est-il pas le mois où la loi interdit d’effectuer des coupures de courant ?
Leur distributeur d'énergie l’a fait !
Le pompon de la tragédie ce sont les vrillettes et les capricornes
qui ont fait des trous énormes dans le plancher.
Si seulement ces bestioles avaient eu un couple de lucioles comme lignage
Une filiation linéaire de ces lucioles
aurait pu tendre sur le plancher,
dans le salon du Père et de la Mère De Guinguette,
des guirlandes lumineuses qui auraient pu éviter leur chute mortelle.
Mais la fin du mois de novembre a vu l’ombre de la mort s’évanouir
et tomber dans le trou du plancher du château au milieu des bois sombres.
Mr et Mme de Guinguette morts à cause des vrillettes
et de leur propre propension à s’accoutumer au noir,
un penchant qui leur vient certainement de leurs ancêtres
vivant depuis des lustres (éteints) sur la pente sombre de la colline.

20 réflexions au sujet de “Agenda Ironique de novembre”

      1. J’avais bien saisi que vous n’en feriez qu’à votre tête, une fois consenti l’exercice !

        Je vous imagine bien, crapahutant à des heures indues, escaladant les palissades, pour attraper en clichés vos lumières préférées. Ce n’est à vous que cela serait arrivé, de se faire la malle avant la dernière valse, rattrapée par un plancher vrillé! L’interdit électrique ? Qu’à cela ne tienne … les années disco ont vu vos vingt ans, vous avez bien le droit à un petit voltage.

        Merci beaucoup d’avoir joué !

        🙂

        Aimé par 2 personnes

    1. John, Je viens de lire ton histoire où l’inspiration capricieuse est sur la sellette Je ne savais où laisser mon commentaire, alors je le dépose ici bas.

      j’espérais que la fin serait plus drôle ; j’imaginais que le gros serpent à force de manger des habitants serait devenu si gros qu’il n’aurait pas pu entrer au château.
      Aurore serait toujours vivante , je l’ai bien vue ce matin et « tant qu’il y aura une aurore qui annonce le jour, je m’attarderai sur cette terre si souvent dévastée » par de gros serpents

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  1. Le sens de l’économie poussé trop loin peut se révéler fatal …merci de nous le rappeler.

    Parfois, je me demande, étant donné le « trou » du budget national, si nous n’allons pas tous « plonger » dedans façon « Guinguette » !

    Bon, sur ce, je vais aller appuyer sur l’interrupteur …s’agit pas de me prendre la pieds dans le tapis ! 🙂

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