impression, Petits pas de côté en 2022

Il a neigeoté

Il a neigé dans l'aube grise
si doucement neigé
que le toit de la grange
semble avoir changé
il fera bon dessous s'y abriter.

Je me sens soudain étranger 
à cette blancheur
où mon regard s'est posé.

Je suis avec ces étrangers
qui marchent et ont peine à croire
que cette femme qui est avec eux
attend pour bientôt un bébé.

Va-t-elle sous une grange
 déposer l'enfant déjà exilé
avant même d'être né?

9 réflexions au sujet de “Il a neigeoté”

    1. Oh! Marie, rien ne sera jamais plus pareil
      on voit plus d’horreurs que de merveilles
      Les hommes sont devenus fous à lier
      Je donnerais tout pour oublier

      Oh Marie si tu savais
      Tout le mal que l’on fait

      Et on court toute la journée
      Sans savoir où l’on va
      Dans le bruit dans la fumée
      Je vois des ombres s’entretuer

      Oh Marie Minoza le monde a totalement oublié l’essentiel .

      J’aime

      1. J’ai pensé en te lisant à la Prière de Georges Brassens
        Par le petit garçon, qui meurt près de sa mère
        Tandis que des enfants, s’amusent au parterre ;
        Et par l’oiseau blessé, qui ne sait pas comment
        Son aile tout à coup, s’ensanglante et descend
        Par la faim et la soif et le délire ardent :
        Je vous salue, Marie.

        Par les gosses battus, par l’ivrogne qui rentre,
        Par l’âne qui reçoit, des coups de pied au ventre
        Et par l’humiliation, de l’innocent châtié,
        Par la vierge vendue, qu’on a déshabillée,
        Par le fils dont la mère, a été insultée :
        Je vous salue, Marie.

        Par la vieille qui trébuchant, sous trop de poids,
        S’écrie : « Mon Dieu ! » Par le malheureux, dont les bras
        Ne purent s’appuyer, sur une amour humaine
        Comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène ;
        Par le cheval tombé, sous le chariot qu’il traîne :
        Je vous salue, Marie.

        Par les quatre horizons, qui crucifient le Monde,
        Par tous ceux dont la chair, se déchire ou succombe,
        Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains,
        Par le malade que l’on opère et qui geint
        Et par le juste mis, au rang des assassins :
        Je vous salue, Marie.

        Par la mère apprenant, que son fils est guéri,
        Par l’oiseau rappelant, l’oiseau tombé du nid,
        Par l’herbe qui a soif, et recueille l’ondée,
        Par le baiser perdu, par l’amour redonné,
        Et par le mendiant, retrouvant sa monnaie :
        Je vous salue, Marie.

        Par l’âne et par le bœuf, par l’ombre de la paille,
        Par la pauvresse à qui l’on dit qu’elle s’en aille,
        Par les nativités qui n’auront sur leurs tombes
        Que les bouquets de givre aux ailes de colombe,
        Par la vertu qui lutte et celle qui succombe :
        Je vous salue, Marie

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