C'est la vie, Rêve et réalité

Par ma fenêtre, le vent …

image du net
Dans un ciel immensément bleu
j'ai rêvé d'être un nuage
j'ai laissé la nappe blanche de la grande table
celle où l'on se réunissait nombreux
quand la liberté était de mise
je l'ai laissée s'envoler au vent violent
elle est devenue nuage
pour être dans le vent.
Dans la vie le plus sage n'est-il pas d'être un nuage
que le jour soit si bleu que la nuit soit si noire
que je vous dise adieu
que je vous dise bonsoir
je fais des aller-retour de nuage blanc
Je suis Pénélope de ces jours confinés
je détricote mes rêves
je déchire mes poèmes
pour voir les papiers s’envoler
je jette mes nappes et draps blancs par ma fenêtre
et je cultive sur son bord intérieur 
des herbes folles
qui m'envoient des images d'à vent.

jamadrou © "Les mots pour leur dire"

12 réflexions au sujet de “Par ma fenêtre, le vent …”

  1. Ce drap blanc s’envolant à tire d’aile rejoindre les nuits brèves leurs rêves et les nuages pas toujours sages ressemble à un ange n’est-ce pas étrange ?
    Après les noirceurs de la nuit le jour se lève à petits bruits
    Entends-tu chanter les oiseaux ? mes oreilles me font défaut j’imagine la musique celle du vent et de l’océan

  2. Magnifique poème. Le grand drap qui s’envole au vent, j’y vois nos ennuis et nos peines que le vent emporte au loin pour nous soulager et nous rendre notre liberté. Bon après-midi. Daniel

  3. Quel merveilleux blanc dans cette immensité de bleu ! J’aimerais m’y enrouler léger, me laisser dorloter , me laisser voyager vers des terres accueillantes comme tous ces oiseaux fuyant le froid et sans doute les hommes.

  4. Oh ! Mais comme c’est BON, Jamadrou !!!
    C’est tellement imagé, que l’on te voit lancer le tout !
    Quelle Pénélope tu es, oui, en effet !
    Tout comme elle, il te faudra « re-tricoter »
    pour pouvoir lancer à nouveau dans l’attente des beaux jours.

  5. Une nappe blanche qui joue les filles de l’air, un vent complice et la voilà voile en quête d’un mât… A quoi bon la retenir, les tables se sont vidées de leurs convives, les dimanches comme du désert…

  6. Hummm, un philosophe chinois a dit : Qui vois le ciel dans l’eau, vois aussi des poissons dans les arbres… Si en plus il y a des draps et des nappes… je crains le pire.
    Plus sérieusement, c’est un très beau poème !

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