les mots pour leur dire

Refuge

La poésie est-elle le refuge de ceux qui se sont trompés de Monde ?

de ceux qui pensent que dans une tête d’hortensia desséchée se trouvent justement tous les bonheurs du monde: le miel d’un rayon de soleil, le croquant des crêpes dorées, l’écume des jours de tempête, la musique du vent, la finesse de la terre de bruyère celle où « fini c’terre » qui glisse entre ciel et mer?

jamadrou © "En Finistère" février 2020

10 réflexions au sujet de “Refuge”

  1. Je ne souhaite pas me tromper de monde c’est pourquoi j’en ai abandonné un pour ne vivre que dans celui de la poésie…oui dans la tête de cet hortensia il y a l’âme du monde.
    « La beauté n’est pas un simple ornement, la beauté c’est un signe par lequel la création nous signifie que la vie a du sens. Avec la présence de la beauté, tout à coup on a compris que l’univers vivant n’est pas une énorme entité neutre et indifférenciée, qu’il est mû par une intentionnalité.Vous dites que c’est difficile de trouver la beauté, or la présence de la beauté est partout. Une simple fleur est un miracle. Pourquoi une fleur qui s’épanouit en pétales, atteint ce degré de perfection, de formes et de couleurs et de parfum? De cela on ne s’étonne jamais assez. »
    François Cheng
    La Grande Librairie 29 janvier 2020

    1. Merci Josette
      Cette fois ci je n’ai pas écouté F C .
      Dis moi Josette, Pouvons nous vraiment abandonner le monde que nous ne reconnaissons plus?Où nous ne nous reconnaissons plus ?
      Dans abandon il y a un peu de lâcheté , de démission ?
      Ne devons nous pas reprendre foi et courage dans la poésie pour ensuite inlassablement semer les graines d’espérance comme le fait Francois Cheng?
      Se réfugier , comme je le fais , à l’abri des dérèglements de la nature humaine n’est peut être que démission d’une privilégiée
      Je n’en suis pas fière

      1. Jamadrou je pense aussi à Élévation de Baudelaire

        Derrière les ennuis et les vastes chagrins
        Qui chargent de leur poids l’existence brumeuse,
        Heureux celui qui peut d’une aile vigoureuse
        S’élancer vers les champs lumineux et sereins;

        Celui dont les pensers, comme des alouettes,
        Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
        — Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
        Le langage des fleurs et des choses muettes!

        — Charles Baudelaire

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