Nature poésie, Rêve et réalité

Me plaindre?

à quoi bon.

Me plaindre?
pourquoi donc
ma cage est grande ouverte
petit oiseau je volette au loin
mais toujours je reviens
Me libérer totalement
à quoi bon?
Serai-je capable de faire face
à ce qui m'attend là-bas
un ailleurs sans garanties mais empli d'inattendu
un ailleurs sans la fidélité de mes habitudes?
Dans cet entre deux pas de lamentation
si je criais qui m'entendrait
ma plainte n'est que murmure
en filigrane
elle est expédiée vers des anonymes
d' ailleurs elle ne souhaite pas cesser ma plainte
elle chuchote elle radote
Ma vie est ainsi
je n'ai pas à me plaindre disent les honnêtes gens
j'avance à petits pas
vers une douce plénitude
au milieu de tous ces dons
qu'il m'arrive souvent de croire
offerts juste pour moi
mais que je n'arrive toujours pas à croire
qu'ils sont mérités.
J'ai depuis longtemps largué le vide aux oiseaux
ils ont tant besoin d'espace
et de courants d'air
pour bien voler
Là où je suis j'ai l'instant à savourer
et des grands arbres à embrasser
mes bras jamais n'en feront le tour...

Jamadrou de Kermadrou © 2019 : « J’aimerais laisser mon nom à un arbre ou à un oiseau »

14 réflexions au sujet de “Me plaindre?”

  1. Heureux l’oiseau qui choisit SA liberté
    heureux le Yucca qui tel phénix renait
    tantôt là tantôt à Yeur la plante et l’oiseau
    sèment des graines d’avenir

    1. Coucou Josette ta rapidité à venir ici me prouve qu’entre nous les distances n’existent pas!!
      Un p’tit coup d’aile et tu es là, c’est merveilleux!

    1. Les graines sont picorées par je ne sais quels oiseaux.,,,
      J’ai vu les pies venir à trois ou quatre jacasser et se disputer autour de la cage
      Elles sont bien grosses pour entrer …
      J’aimerais tellement voir un petit oiseau venir picorer les graines et repartir heureux!!

    1. Nous ne serons jamais trop nombreuses à le faire Francine.

      « Être artiste veut dire ne pas calculer, ne pas compter, mûrir tel un arbre qui ne presse pas sa sève, et qui, confiant, se dresse dans les tempêtes printanières sans craindre que l’été puisse ne pas venir. » Rainer Maria Rilke

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