Nature poésie

Un jour viendra

Un jour viendra
Où les arbres pousseront
sans avoir peur des hommes
Où plus personne n'enfoncera de clous
dans leur tendre écorce
Où personne ne sera là
pour voler impunément
leur tronc leur territoire
personne pour chasser l'oiseau
qui niche sur la plus haute branche
mais aussi personne pour ciseler un coeur
qui grandira au rythme de son tronc
Tant d'êtres vivants s'abritent
sous son immense ramure
Alors un jour viendra
où commencera la vraie décroissance
celle où l'homme réapprendra
à parler aux esprits de la nature
Il n'y aura plus de différence
entre l'animal, l'arbre, la fleur, l'herbe, l'homme
Et à chaque rencontre
de l'un ou de l'autre
se réinventera l'étonnement
le respect la gratitude la couleur dans la lumière.

9 réflexions au sujet de “Un jour viendra”

  1. Les arbres seront là bien après nous. Et si l’espèce humaine disparaît (en fait je devrais dire quand l’espèce humaine disparaîtra). je crois bien que la Terre et les arbres pousseront un immense soupir de soulagement.

    1. Francine demain ou après, j’entends aussi cet immense soupir de soulagement
      Merci et que ton mardi là-bas dans ton pays soit poésie et douceur.

  2. Un jour pourtant un jour viendra couleur d’orange
    Un jour de palme un jour de feuillages au front
    Un jour d’épaule nue où les gens s’aimeront
    Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

    Ah je désespérais de mes frères sauvages
    Je voyais je voyais l’avenir à genoux
    La Bête triomphante et la pierre sur nous
    Et le feu des soldats porté sur nos rivages

    Quoi toujours ce serait par atroce marché
    Un partage incessant que se font de la terre
    Ente eux ces assassins que craignent les panthères
    Et dont tremble un pognard quand leur main l’a touché

    Un jour pourtant un jour viendra couleur d’orange
    Un jour de palme un jour de feuillages au front
    Un jour d’épaule nue où les gens s’aimeront
    Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

    Quoi toujours ce serait la guerre la querelle
    Des manières des rois et des fronts prosternés
    Et l’enfant de la femme inutilement né
    Les blés déchiquetés toujours des sauterelles

    Quoi les bagnes toujours et la chair sous la roue
    Le massacre toujours justifié d’idoles
    Aux cadavres jeté ce manteau de paroles
    Le bâillon pour la bouche et pour la main le clou

    Un jour pourtant un jour viendra couleur d’orange
    Un jour de palme un jour de feuillages au front
    Un jour d’épaule nue où les gens s’aimeront
    Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

    — Louis Aragon

  3. Le temps passe si vite, oui bientôt, nous ne serons plus là physiquement mais autrement, libéré(e)s de notre corps où ce problème de destruction par quel moyen que ce soit n’y sera plus et ce sera une grande paix, une fête d’Amour pour toute la création !

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