Histoire à dormir debout

Dans mon histoire, La Princesse à la pomme d’or a beaucoup d’empathie pour la Princesse Dahut…

J

Mes ajouts , apports et changements sont en italique.

Le roi Gradlon et la ville d’Ys.

La Princesse à la pomme d’or aime écouter avec beaucoup d’émotion, la légende de la ville d’Ys, elle pleure sa semblable, la belle princesse Dahut qui jamais n’a pu vivre vraiment libre et qui est morte de façon atroce.

Elle apprécie beaucoup  Dahut et aurait vraiment voulu avoir des dons des pouvoirs pour modifier le destin de la princesse Dahut.

Le papa de Dahut : le roi Gradlon et Malgven  sa maman restèrent une année entière sur la mer. Un jour, sur un bateau, Malgven donna naissance a un enfant, une fille qu’ils appelèrent Dahut. Hélas, la reine tomba malade et mourut. Le Roi Gradlon et sa fille Dahut rentrèrent en Cornouaille. Mais le roi était si triste qu’il ne sortait plus jamais de son château. Dahut grandissait, elle était très belle, comme sa maman Malgven. Le Roi Gradlon aimait jouer avec les boucles de ses longs cheveux blonds. Dahut aimait beaucoup la mer. Un jour elle demanda à son papa qu’il lui construise une ville, une ville au bord de la mer. Gradlon adorait sa fille et accepta. Plusieurs milliers d’ouvriers furent mis au travail et construisirent une ville qui semblait surgir de la mer. Pour la défendre des hautes vagues et des tempêtes, il construisit une très haute digue encerclant la ville, avec une unique porte lourde et belle,  peut-être en or comme la pomme d’or. Seul le Roi Gradlon en possédait la clé. On l’appela ville d’Ys.

Les pêcheurs, chaque soir, voyaient sur la plage une femme qui chantait beau et très fort, peignant ses longs cheveux blonds. C’était la princesse Dahut. Elle disait 

« Océan, bel Océan bleu, roule moi sur le sable, je suis ta fiancée, Océan, bel Océan bleu. Je suis née sur la mer, dans les vagues et l’écume, quand j’étais enfant je jouais avec toi. Océan, bel Océan bleu, roule moi sur le sable, je suis ta fiancée, Océan, bel Océan bleu. Océan, toi qui retourne comme tu le veux bateaux et hommes, donne-moi les navires somptueux naufragés et leurs richesses, or et trésors. Fais venir dans ma ville de beaux marins que je pourrai regarder et avec qui je pourrai jouer. Ne sois pas jaloux, je te les rendrai l’un après l’autre.

 Océan, bel Océan bleu, roule moi sur le sable, je suis ta fiancée, Océan, bel Océan bleu. »

La ville d’Ys devint  un endroit branché où l’on s’amusait comme des fous, la ville  s’emplit de marins. Chaque jour voyait de nouveaux festins, nouveaux jeux, nouvelles danses, au casino de la vie il y avait débauche et orgie.

Chaque jour, la princesse Dahut avait un nouveau fiancé, jeux étranges où personne ne prenait le temps de conter fleurette.  Le soir, elle lui mettait un masque noir sur le visage, le fiancé restait avec elle jusqu’au matin. Dès que le chant de la mouette se faisait entendre, le masque se resserrait sur la gorge du jeune homme et l’étouffait. Un cavalier prenait alors le corps sur son cheval pour aller le jeter dans l’Océan, au delà de la baie des Trépassés juste en face de l’île de Sein pas loin du phare de la Vieille.  Ainsi, tous les fiancés de Dahut mouraient au matin et étaient jetés à la mer.

Un jour de printemps, un chevalier étrange arriva dans la ville d’Ys. Il était habillé de rouge, ses mains étaient longues et fines, ses ongles pointus et recourbés. Dahut lui sourit, le chevalier ne la regarda pas. Un soir cependant, il accepta de venir auprès d’elle. Il passa longuement ses longues mains  aux ongles pointus dans les beaux cheveux blonds de la princesse. Soudain, un grand bruit s’éleva du côté de la mer et un terrible coup de vent heurta les murailles de la ville d’Ys. 

– « Que la tempête rugisse, les portes de la ville sont solides et c’est le Roi Gradlon, mon père, qui en possède l’unique clé, attachée à son cou »

 – « Ton père le roi dort, tu peux maintenant t’emparer facilement de cette clef », répliqua le chevalier.

La princesse Dahut entra dans la chambre de son papa, s’approcha doucement de lui et prit la clef attachée à une chaine autour de son cou. Aussitôt, une énorme vague, plus haute qu’une montagne, s’écroula sur la princesse. Son père se réveilla en sursaut affolé,  elle lui dit: « Père, vite, prenons le cheval Morvarc’h, la mer a renversé les digues ».

 Le roi prit sa fille sur le cheval, la mer était déchainée. Le cheval se cabrait sur l’eau qui montait très haut. Dahut se serrait contre son père. « Sauvez-moi, mon père! »

 Il y eut alors un grand éclair dans la tempête et on entendit une voix qui ricochait de rocher en rocher et disait « Gradlon, lâche la princesse ».

Une forme pâle comme un cadavre apparut, enveloppée dans un grand vêtement brun. C’était Saint Guénolé qui dit à la princesse: « Malheur à toi, tu as voulu voler la clef de la ville d’Ys! » La princesse pleurait « Sauvez-moi, emportez-moi au bout du monde, Finistère: le bout de la terre. Mais le cheval Morvarc’h ne bougeait plus et les eaux en furie gagnaient sur eux. Saint Guénolé répéta son ordre au roi « Lâche la princesse! » Les vagues énormes étaient à leurs pieds. La princesse glissa à terre et le Roi  furieux, poussa sa fille dans la mer. Les vagues se refermèrent sur la princesse. La mer engloutit alors la ville d’Ys et tous les habitants périrent noyés.

Le cheval du roi repartit, bondissant sur les plages puis au travers des prés et des collines, galopant toute la nuit. Le roi arriva enfin fourbu et immensément malheureux dans la ville ou deux rivières se rejoignent entre sept collines : Quimper. Il décida d’en faire sa capitale et y vécut le restant de ses jours. A sa mort, on sculpta sa statue dans du granit. Cette statue est aujourd’hui élevée entre les deux tours de la cathédrale Saint Corentin à Quimper. Elle représente le Roi Gradlon, à cheval, regardant en direction de la ville disparue.

Certains racontent que Dahut, après sa mort, devint une sirène et qu’elle apparait aux pêcheurs les soirs de lune, peignant sa longue chevelure d’or. Ils disent aussi que par temps très calme on peut entendre sonner les cloches de la cité engloutie.

La légende  et il faut croire aux légendes, rapporte que la ville d’Ys s’élevait dans la baie de Douarnenez. Le lieu-dit Pouldavid, à quelques kilomètres à l’est de la ville de Douarnenez,  « Poul Dahut », le « trou de Dahut » en breton, indique l’endroit ou la princesse fut engloutie par les flots.

On dit aussi que la ville d’Ys était la plus belle capitale du monde et que Lutèce fut baptisée Paris car « Par Ys » en breton signifie « pareille à Ys ». Deux proverbes populaires bretons en témoignent:

  • La légende de la ville d’YS (que j’ai quelque peu modifiée quand j’ai changé d’époque)   un clic ici
  • J’espère ne pas avoir mis en colère le Grand faiseur de légende ….
Toile de 100/75cm

Aujourd’hui,
Sur cette grande toile blanche, je vais peindre la mer déchaînée , le cheval Morvarc’h et la ville d’Ys engloutie
en écoutant https://youtu.be/DgBynYlp8O0


Me voici en condition pour peindre: je sens mon âme voyageuse et même sans fait réel autour de moi de l’engloutissement d’une ville, d’une tempête, d’un cheval…je suis en lévitation en inspiration en interprétation, ( et ce qui peut sembler nier ce qui m’arrive peut également m’éclairer…)
Je vois une énorme vague, tempête, tsunami, j’entends son bruit impressionnant, galop d’un cheval en furie pourtant aucun événement grave dans mon entourage du moment présent…
Rien n’est arrêté mais tout est en totale énergie mouvante; une énergie qui circule en moi, dans l’instant présent comme si je voulais la

transformer en éternité.
La tempête, le bruit de la tempête fait monter mon émotion , mon interprétation est totalement débridée comme un cheval au galop, elle est partie prenante de mon art de rêver. Je trempe mes brosses dans le noir le bleu nuit le bleu d’écume …je suis furie….

Sur Wikipedia :

« Morvarc’h (en breton : « cheval de mer ») est le nom d’un cheval fantastique des légendes bretonnes présent dans deux contes et légendes recomposés aux xixe et xxe siècles. Si son nom apparaît dans des sources plus anciennes, il est inventé ou ré-interprété par Charles Guyot, qui le nomme Morvark dans sa version de la légende de la ville d’Ys en 1926. Il appartient à la « reine du nord » Malgven, qui en fait don à son époux le roi Gradlon. Doué de la faculté de galoper sur les flots, Morvarc’h est décrit avec une robe noire et il expire des flammes par les naseaux. Il apparaît aussi dans un conte populaire breton tiré de la légende du roi Marc’h de Cornouaille. Monté lors d’une chasse à la biche, il est tué par la flèche de son propre cavalier, qui fait demi-tour sous l’effet d’un sortilège de Dahud, la fille de Malgven. Elle fait ensuite pousser les oreilles du cheval Morvac’h sur la tête du roi Marc’h, qui cherche en vain à les cacher.
La légende de Morvac’h étant cornouaillaise, il est le sujet de statues équestres dans la commune d’Argol et sur la cathédrale Saint-Corentin de Quimper. Un toponyme lui serait dû à Pouldreuzic. Lié à l’eau comme bon nombre de chevaux celtiques, Morvarc’h réapparaît dans des œuvres plus récentes composées autour de la légende de la ville d’Ys, parmi lesquelles des romans de Gordon Zola, André Le Ruyet et Suzanne Salmon, et une chanson de Dan Ar »

6 réflexions au sujet de “Dans mon histoire, La Princesse à la pomme d’or a beaucoup d’empathie pour la Princesse Dahut…”

    1. Merci Jill, j’y suis là dans le noir d’ivoire, l’outremer foncé, le bleu Hoggar, le noir de mars…le blanc d’écume….la tempête gronde….

  1. Le diable vétu de rouge…est-ce la couleur de la colère ?
    Ah Jamadrou tu as pris de grands risques avec la légende mais tu as bien laissé la ville d’ys s’engloutir.
    Lorsqu’on est sur la route entre la plage des Trépassés et la pointe du Van je ne peux m’empêcher de penser à cette légende née d’un raz de marée.
    L’Odet, ses affluents et le Steir confluent pour donner naissance à une belle capitale.
    (Vois -tu un lien entre le roi aux oreilles de cheval et celui aux oreilles d’âne ?)

    1. Josette j’ai toujours aimer jouer avec le feu, je m’approche si près de la limite entre le vrai et le faux le pour de rire et le pour de vrai…je ne veux plus reconnaitre ce monde

      Cette région et ses légendes m’envoûtent Josette , je suis là-bas dans mon livre ouvert entre contes et légendes vérité et histoire rêver à la baie des trépassés, frémir sur la mer quand les phares se font prendre d’assaut par les vagues croire mourir quand la mer me cogne et me met sens dessus dessous
      dans le chaos d’Helgoat je vois les fées les korrigans les farfadets et quand je pars à Brocéliande et sa forêt de Paimpont je mets ma robe de bure ou celle d’apparat et je suis châtelaine, damoiselle, au pays des chevaliers….en Bretagne je suis l’héroïne de mes propres légendes et mes petits enfants sentent bien qu’ils perdent leur mamie…je m’approche si près de l’autre monde…

  2. « Au plus fort de l’orage, il y a toujours un oiseau pour nous rassurer,
    C’est l’oiseau inconnu, il chante avant de s’envoler. »
    René Char

    1. Josette tes mots tombent à pic!, je suis épuisée! je viens de terminer ma toile avec une mer déchaînée, un Morvarc’h terrible à la robe noire et qui expire des flammes par les naseaux. et bousculée par ses sabots, la ville d’Ys sous les flots…. pas d’oiseau inconnu sur mon tableau, il doit être caché derrière un minuscule coin de ciel bleu…Josette… alléluia !! je le vois frémissant d’espoir! .
      Mon tableau sèche, ce soir je le prends en photo et le dépose au pied de cette page.
      Merci Josette.

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