Rêve et réalité

Le feu. 2

Je ferme la porte il n’y a plus de flamme, un souffle froid à l’intérieur. Les cendres grises d’une conscience posthume. La porte se ferme, la flamme est morte, âtre éteint, le corps apprend l’absence, l’âme respire la solitude et s’aperçoit qu’elle a l’odeur du noir de suie. Je trempe le doigt dans ce noir pour tracer sur mon front et sur mes joues l’adieu .

5 réflexions au sujet de “Le feu. 2”

    1. La suie , polluante et très salissante à l’odeur âcre résulte de la combustion incomplète de matières carbonées…
      les cendres, fins résidus de la combustion du bois mais aussi symbole de la dissolution des corps…
      Il est bon de savoir Josette qu’il « reste toujours au fond du coeur un peu de cendre car ce que nous éprouvons ne se consume jamais totalement »… Dis Josette ces cendres là ne polluent pas notre coeur, sont-elles le signe que nous sommes vivants ?

    1. Colette tu sais comment l’oiseau est mort puis ressuscité des flammes?

      Le Phénix. Paul Eluard
      (extrait)

      La flamme est la nuée du cœur
      Et toutes les branches du sang
      Elle chante notre air
      Elle dissipe la buée de notre hiver.
      Nocturne et en horreur a flambé le chagrin
      Les cendres ont fleuri en joie et en beauté
      Nous tournons toujours le dos au couchant
      Tout a la couleur de l’aurore.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s