2026, Nature poésie

Monsieur Queneau

De vos réels à prise rapide je crois qu'il y en un de trop
sauf pour les bisexués
ce n'est pas du tout ce qui me fait dire que je n'aime pas le gris
si ment à prise rapide est aimé de beaucoup
pour moi le mensonge ne peut plus jamais
se transformer en vérité
alors que ce soit le ciment vicat ou le ciment lafarge
je me méfie toujours de la prise rapide
la vérité ne vaut pas d'avoir un jour supplémentaire
dans la rapidité de la réflexion
quand on bricole avec les mots
il faut aimer prendre son temps
mais ne jamais croire qu'un temps supplémentaire
tel un supplément sur terre
nous donnera la jouissance suprême d'écrire un beau poème en un rien de temps
non vraiment je n'aime pas le gris du ciment
j'aime que l'idée qui me vient à 3 h le matin
soit une abeille qui cherche à créer un essaim *
l'aurore - une jeunesse ôtant son collier de perles*
quant aux poissons qui vivent dans la plus belle des prisons*
ils sont ce que je suis dans mon con-fort douillet
dites-vous bien que seule la vérité peut faire durer un poème
plus longtemps qu'une bougie*
vous savez maintenant pourquoi je n'aime pas le gris
mais sachez que je porte toujours en mon coeur
un gri-gri que je nomme portier de mes espérances*
non - pas une amulette-muse porte bonheur
mais un tout petit objet de couleur
destiné c'est juré - à ne jamais porter le mauvais sort.

JD. © "La vie qu'à un fil gris" 14/1/26





* de la poésie empruntée à Peter Bakowski extraite du recueil
"Le coeur à 3h du matin"
Lu ici chez Lisa


Prise rapide : un poison pour la créativité poétique ?

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